Le français à luniversité

Le français d’ici. Études linguistiques et sociolinguistiques sur la variation du français au Québec et en Ontario

Cristina Brancaglion

Référence de l'oeuvre:

Martineau, F., R. Mougeon, T. Nadasdi et M. Tremblay (dir.), (2009), Le français d’ici. Études linguistiques et sociolinguistiques sur la variation du français au Québec et en Ontario, Éditions du GREF, Toronto, 240 pages.

Texte intégral

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1Les contributions réunies dans ce volume ont été proposées en mai 2006 au premier colloque « Le français d’ici », tenu à l’Université Queen’s de Kingston (en Ontario) et consacré à deux variétés de français reliées par un rapport de filiation historique : le québécois et l’ontarien. L’intérêt des chercheurs est surtout orienté vers la langue orale, qui prête non seulement à une analyse de la variation intonative en français québécois (FQ) et en français de France (FF) (Kaminskaïa), mais aussi à plusieurs études concernant la morphosyntaxe : l’expression de la temporalité en FQ et en FF (Dankova), la syntaxe des interrogatives in situ observées en français laurentien (québécois et ontarien) et en FF (Mathieu), l’alternance des temps verbaux dans l’expression des actions habituelles en FQ (LeBlanc), l’emploi des conjonctions de conséquence par des locuteurs ontariens adolescents entre 1978 et 2005 (Mougeon, Nadasdi, Rehner). Par ailleurs, un corpus oral recueilli à l’Université de Tours est à l’origine d’une recherche sur les représentations linguistiques qu’ont les Français des particularités québécoises ; on constate ici la permanence d’un discours de dévalorisation des variétés de français parlées hors de l’Hexagone (Violette).

2La langue écrite fournit des documents précieux pour les travaux diachroniques : d’une part, on exploite un corpus de journaux personnels écrits durant la période coloniale pour comparer l’évolution des normes sociolinguistiques en France et en Nouvelle-France (Martineau) ; d’autre part, des textes de chroniqueurs de la langue écrits de la fin du XVIIIe siècle jusqu’en 1995 permettent d’observer l’évolution sémantique des termes « canadianisme » et « québécisme », qui s’avère très symptomatique de l’évolution identitaire des Canadiens français (Remysen).

3Dans l’ensemble, ces articles ont le mérite de mettre en valeur les phénomènes non lexicaux qui concourent à particulariser les variétés canadiennes de français. Ils soulignent aussi l’importance de la multiplicité d’approches méthodologiques qui permettent de les analyser.

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Pour citer

Cristina Brancaglion, Le français d’ici. Études linguistiques et sociolinguistiques sur la variation du français au Québec et en Ontario
Le français à l'université , 15-03 | 2010
Mise en ligne le: 22 novembre 2011, consulté le: 25 mai 2019

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Auteur

Cristina Brancaglion

Università degli Studi di Milano (Italie)

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