Le français à luniversité

Les langues et le numérique

Texte intégral

1Les technologies numériques concourent grandement aux objectifs de la politique des langues du ministère français de la Culture : préserver la langue française pour permettre de répondre aux besoins d’expression et de communication des citoyens et des institutions d’une part; favoriser le passage entre le français et les autres langues afin de privilégier le plurilinguisme d’autre part.

2La Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), en raison de sa vocation interministérielle et de sa vision d’ensemble des enjeux linguistiques propres au développement des technologies numériques, est en mesure de jouer un rôle de catalyseur. Ce rôle doit lui permettre d’orienter son action autour de trois priorités : prendre en compte la dimension linguistique des technologies numériques; contribuer à mettre celles-ci au service de la politique des langues; veiller à la présence de la langue française sur la Toile et aux moyens qui l’encouragent.

3La mission des langues et du numérique de la DGLFLF constitue un pôle de compétence spécialisé sur tous les sujets du numérique en rapport avec les langues en général, et la langue française en particulier. La mission s’appuie sur un réseau de correspondants; elle anime des formations et des interventions à l’extérieur et assure une veille active pour proposer des actions et des projets innovants, visant à valoriser la langue française ou la diversité linguistique. Les actions comportant un volet technique sont menées par un chef de projet multimédia, en lien avec le secrétariat général du ministère de la Culture pour les projets relevant du schéma directeur des systèmes d’information. Il s’agit là véritablement d’une action de recherche-développement.

4Depuis 2016, la mission des langues et du numérique propose un appel à projets « Langues et numérique », en partenariat avec le secrétariat d’État au numérique, visant à accompagner les projets les plus innovants dans le domaine du traitement automatisé des langues, en particulier du français et des langues régionales de France.

5Parmi les 25 projets accompagnés en 2017, qu’il s’agisse de la Toile sémantique, des technologies de la langue (synthèse vocale) ou de l’industrialisation des technologies du langage, toutes issues de la recherche, les porteurs de projets avaient à cœur de proposer des technologies, des ressources, des applications, des outils innovants de nature à favoriser le développement des langues dans l’univers numérique.

6La mission des langues et du numérique est également particulièrement active dans le domaine de la normalisation : il s’agit d’une part de veiller à ce que les normes techniques (notamment ISO) permettent l’usage de ces langues et le passage facile d’une langue à l’autre; d’autre part, de contribuer directement à plusieurs chantiers normatifs.

7Ainsi, au niveau national, la DGLFLF participe aux travaux autour de la future norme française de claviers bureautiques (norme AFNOR Z71-300). Elle est également rédactrice d’un projet de norme internationale consacré aux claviers « virtuels » utilisés notamment sur les téléphones et tablettes (projet ISO 22121-1).

8Par ailleurs, la DGLFLF s’intéresse également à la création artistique et participe au dispositif pour la création artistique multimédia (Dicréam), qui lui permet d’aider de nombreux projets abordant la langue française, les technologies de la langue ou encore la traduction sous un angle radicalement nouveau ou innovant.

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Pour citer

Les langues et le numérique
Le français à l'université , 22-04 | 2017
Mise en ligne le: 13 décembre 2017, consulté le: 10 décembre 2018

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