Le français à luniversité

L’intercompréhension : fonctionnement, formation et enseignement

Texte intégral

1Neuf ans après la parution de l’article « Qu’est-ce que l’intercompréhension?1», l’AUF met à nouveau la lumière sur cette notion multidimensionnelle dans ce numéro du Français à l’université.

2Le dossier « Sous la loupe », coordonné par Claudia Pietri, explore l’énorme potentiel pédagogique de l’intercompréhension pour l’enseignement et l’apprentissage des langues dans un contexte plurilingue. Les auteurs qui ont collaboré à ce dossier montrent comment fonctionne l’approche intercompréhensive et de quelle manière l’insérer en contextes scolaire, universitaire ou professionnel. Ils s’intéressent également au portail Miriadi (https://www.miriadi.net/), destiné à la constitution d’un réseau de formateurs à l’intercompréhension en ligne et à la mise en place de formations à distance à l’intercompréhension, en interaction avec des locuteurs de différentes langues de la même famille, et au CLOM « Enseigner l’intercompréhension en langues romanes », développé par l’OIF. Ainsi, comme le souligne Pierre Escudé dans un récent article, « l’intercompréhension des langues romanes pourrait être une alternative productive au fait de monolinguisme passif, l’intercompréhension fonctionnant sur la réalité de la présence d’une pluralité de langues, mais non cloisonnées, au contraire, didactisées2 ».

3L’intercompréhension fait également partie des résolutions adoptées lors du XIVe Congrès mondial de la Fédération des professeurs de français (FIPF) qui s’est tenu à Liège (Belgique) du 14 au 21 juillet 2016 et dont nous présentons le compte-rendu dans ce numéro. Le cinquième point insiste notamment sur le fait que « des pratiques maintenant parfaitement au point, comme l’intercompréhension […] devraient cesser d’être des expériences isolées ou des objets de laboratoire pour s’intégrer régulièrement aux programmes obligatoires3 », une orientation qui s’inscrit dans le respect de la diversité culturelle et linguistique, promue et défendue par la francophonie.

4Un autre défi du 21e siècle concerne la maîtrise de l’information, notamment celle afférente aux domaines scientifiques et techniques. C’est avec la volonté de rendre disponible les savoirs ou savoir-faire d’un domaine spécialisé que les membres du réseau maghrébin des technolectes (REMATE) ont créé une base de données où les corpus appartiennent à différentes variétés linguistiques. Cette base de données est présentée dans l’article « Ressources ». Un bouquet de notes de lecture complète ce numéro.

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Notes

1 Le français à l’université, numéro 4, 2007, p. 5-6. En ligne : http://www.bulletin.auf.org/IMG/pdf_Journal_AUF_12-4.pdf

2 Pierre Escudé, « Alternative à la communication scientifique monolingue : enjeux linguistiques et scientifiques, pistes de réalisation », L’université en contexte plurilingue dans la dynamique numérique, sous la direction de Serge Borg, Maria Cheggour, Nadine Desrochers, Laurent Gajo, Vincent Larivière et Monica Vlad, Édition des archives contemporaines, Paris, 2016, p. 183.

3 Voir http://fipf.org/actualite/resolutions

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Pour citer

L’intercompréhension : fonctionnement, formation et enseignement
Le français à l'université , 21-03 | 2016
Mise en ligne le: 07 octobre 2016, consulté le: 18 mars 2019

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