Le français à luniversité

Actes du XIIIe congrès national des professeurs de français. Le français au cœur de la diversité : acteurs, contextes, pratiques

Etsè Awitor

Référence de l'oeuvre:

Luchetti, F., G. Gerendi, E. Klett, R. Pasquale, S. Slepoy et M. Vidal, (2015), Actes du XIIIe congrès national des professeurs de français. Le français au cœur de la diversité : acteurs, contextes, pratiques, Editores Asociados, Buenos Aires, 504 pages.

Texte intégral

1Dans cet ouvrage, organisé en trois axes plus une partie consacrée à des tables rondes, sont rassemblées les actes du XIIIe congrès national des professeurs de français tenu à Buenos Aires les 21, 22, et 23 mai 2015. Si la majorité des participants sont venus de l’Argentine, on note aussi la participation des chercheurs du Brésil, du Canada et du Mexique.

2Placé sous la devise « le français au cœur de la diversité : acteurs, contextes, pratiques », ce congrès, « véritable forum » (p. 9) d’échange, souligne non seulement la problématique de la diversité dans « l’enseignement-apprentissage » des langues, et notamment du français en Argentine, mais aussi les difficultés auxquelles les enseignants sont confrontés « compte tenu de l’évolution de la discipline et des menaces qui planent dans le contexte de leur action pédagogique » (p. 9).

3Le premier axe, « Diversité d’acteurs », analyse les relations interpersonnelles dans le cadre de l’apprentissage-enseignement du FLE dans un contexte interculturel. L’article « Peut-on respecter les bienséances de la langue étrangère dans la classe de FLE au niveau supérieur? » de Romina Balduzi et Daniela Spoto analyse l’emploi de « tu » et « vous » entre les professeurs et étudiants et les auteurs en viennent à la conclusion que l’utilisation de ces pronoms personnels respecte les « normes sociales de la langue et culture des pays où l’on habite » (p. 12). Ainsi étant donné que le contexte socioculturel de l’apprenant d’une langue étrangère joue un rôle prépondérant dans la classe de FLE, Elena Berenguer estime que « l’enseignant doit posséder une conscience interculturelle » (p. 28). De même, Graciela Basano et Silvia Zenarruza de Clément suggèrent que la formation des enseignants en langue et culture étrangères soit centrée sur les enjeux culturels, socio-économiques et professionnels de l’apprenant.

4« Diversité de contextes », le deuxième axe, aborde les différents contextes (contexte institutionnel, contexte sociopolitique…) dans lesquels le français est à la fois appris et enseigné. La plupart des articles que comporte cet axe abordent l’apprentissage et l’enseignement de FLE dans un cadre académique et mettent l’accent sur la « lecture-compréhension ». Dans cette perspective, l’article de Leticia Devinanzi souligne les difficultés d’aborder un texte académique en langue étrangère. Teresa Acuna et Susana Lestani abordent la méthodologie d’enseignement de FLE dans un contexte universitaire et mettent l’accent sur la lecture, l’écoute et l’expression orale. Si Albertina Takahashi souligne la subjectivité du lecteur, Elisabeth Viglione se pose la question à savoir : « Quelle transposition didactique pour le sujet lecteur? ». Par ailleurs, Lucia Dorin et Laura Minones mettent en exergue l’importance et la nécessité du « journal de lecture » pour analyser et évaluer les processus de lecture-compréhension chez les étudiants. D’autres articles préconisent d’incorporer la compréhension orale et audiovisuelle dans le cours de lecture-compréhension et l’utilisation des TICE par les enseignants.

5Enfin, le troisième axe, « Diversité de pratiques », analyse sous plusieurs angles les différentes manières d’apprentissage et d’enseignement du FLE : l’utilisation des outils numériques (les réseaux sociaux, le Web, les courts métrages), des textes littéraires et le projet « camping d’immersion en langue française » (p. 246). À travers une étude basée sur l’observation d’un « échange plurilogal », Sabrina Bevilacqua analyse les « pratiques métatextuelles mises en place par les “facebookeurs” au sein d’espaces discursifs socionumérisés » (p. 166). Ana Alba Moreyra et Ana Ferrera Centeno considèrent le texte littéraire comme « un espace de découverte, voire un déclencheur d’une panoplie d’activités linguistiques » (p. 188). Ce faisant, d’autres articles soulignent les défis de l’enseignement de la grammaire, notamment le problème que posent l’utilisation des auxiliaires de composition, la traduction spécialisée, les collocations, etc.

6La partie « Tables rondes » aborde des thèmes variés tels que la didactique de l’enseignement du FLE, l’interculturalité et la problématique de la formation des « enseignants plurilingues ».

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Pour citer

Etsè Awitor, Actes du XIIIe congrès national des professeurs de français. Le français au cœur de la diversité : acteurs, contextes, pratiques
Le français à l'université , 21-02 | 2016
Mise en ligne le: 08 juin 2016, consulté le: 22 septembre 2018

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