Le français à luniversité

La lecture en question

Estelle Riquois

Référence de l'oeuvre:

El Bourkadi, Khadija, Abdellah Baida, Touhami Benjeddi (coord.), (2017), La lecture en question, Actes de la XIIe Université d’été, El Jadida, 22-25 juillet 2015, Association marocaine des enseignants de français, 205 pages.

Texte intégral

1La place du livre dans la société d’aujourd’hui est un sujet d’actualité récurrent, qui peut susciter des questionnements sur le rôle de l’école dans l’apprentissage de la lecture. C’est pour répondre à ces interrogations dans le contexte marocain que ces actes de colloque ont été réunis par Khadija El Bourkadi, Abdellah Baida et Touhami Benjeddi. L’objectif de cet ouvrage est de proposer une réflexion ancrée dans le contexte scolaire et visant à améliorer les pratiques de classe. Il sera donc question de développer le goût de la lecture, de renforcer les compétences des élèves dans ce domaine et de remédier aux dysfonctionnements qui peuvent exister. Les textes réunis se proposent de présenter un panorama large de la compétence de lecture utile pour les élèves dans le monde actuel. Certains articles sont le fruit d’une réflexion pédagogique et proposent des méthodes applicables en classe, tandis que d’autres abordent plutôt la littérature maghrébine et ses spécificités ou des analyses techniques.

2Dans le premier article, Ali Naji convoque R. Barthes pour démontrer qu’une « lecture créatrice » peut être une grande source de motivation pour les élèves, l’écriture devenant une forme de réception très motivante. Touriya Fili-Tullon évoque ensuite les épigraphes chez Edmond Amran El Maleh pour montrer l’intérêt de leur exploitation pédagogique. Le troisième article, de Leonor Merino García, aborde à nouveau le processus de lecture-écriture comme une garantie de compréhension. Jacques Lefebvre traite des mythes et de la littérature maghrébine de langue française pour parler du choix des textes et du rôle de l’enseignant dans ce choix. Si les textes sont hermétiques, comme certains mythes, il faut les rapprocher des préoccupations des élèves. Abdellatif El Azouzi montre également l’intérêt pour les élèves de lire des textes qui parlent de la société et de son fonctionnement, mais cette fois en étudiant les fables et leurs spécificités. Abdelmajid Azouine traite du théâtre et de la nécessité de tenir compte de l’aspect spectaculaire de sa représentation, qui est aussi un échange unique entre le spectateur et les comédiens. Dans son article, Abdelhakim Moucherif s’intéresse au texte poétique et à sa lecture. Il adopte l’approche poétique d’Henri Meschonnic pour prôner une lecture-écriture qui permettra aux élèves de mieux appréhender la poésie. Pour Aicha Abdel-Ouahed, les ressources numériques sont un outil indispensable pour motiver les élèves et faciliter leur accès à l’écrit. Abdeltif Makan choisit de considérer l’image publicitaire comme un des « (en)jeux de la lecture », car l’image est un outil de communication qui accompagne et remplace parfois le texte. Maha Ibrahim Salama met en parallèle la peinture et la lecture pour montrer les liens qui les unissent en analysant quatre tableaux représentant des lecteurs. Noreddine Hanini étudie un corpus de textes journalistiques afin de mettre en relief les modalités utilisées par les journalistes pour rendre compte d’une information précise. L’article de Hassan Laghdache, qui clôt ces actes, porte sur l’évaluation de la lecture en classe préparatoire aux grandes écoles et de son inadéquation au contexte actuel.

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Pour citer

Estelle Riquois, La lecture en question
Le français à l'université , 22-03 | 2017
Mise en ligne le: 27 septembre 2017, consulté le: 21 octobre 2017

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Auteur

Estelle Riquois

Université Paris Descartes, laboratoire EDA (France)

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