Le français à luniversité

Présentation du dossier

Souheila Hedid

Texte intégral

1Le bulletin Le français à l’université consacre la rubrique « Sous la loupe » à un sujet d’actualité, celui des codes linguistiques utilisés par les apprenants en classe. Des parlers souvent considérés comme illégitimes et signe d’un manque de maîtrise des langues d’enseignement officielles et académiques. Les travaux rassemblés ici traitent le thème sous plusieurs aspects. La première étude proposée est celle de Souheila Hedid (Algérie), intitulée « Le français des jeunes : est-il vraiment exclu de la classe de langue? » Il s’agit dans la présente contribution de mettre l’accent sur la langue française et son usage chez les jeunes Algériens. Le français des jeunes présente des structures assez particulières. Les études faites montrent que les procédés utilisés et les mécanismes adoptés par les jeunes dans sa production sont différents et varient d’un contexte à un autre.

2Frédéric Carral (Thaïlande) propose une étude intitulée « À chacun sa croix... croisière ou croissant ». L’auteur part du principe selon lequel « la langue est un objet co-construit dans l’interaction »; il met l’accent sur les écarts générationnels entre les locuteurs et leurs impacts sur les productions langagières dans une classe de langues. La contribution de Dominique Tiana Razafindratsimba (Madagascar) sous le titre « Dynamique du contact de langues et parler jeune malgache » interroge principalement la place du français à Madagascar. Elle met l’accent sur son rapport aux autres langues en présence. La contribution aborde notamment le contact entre ces langues ainsi que l’impact de leur coexistence sur les pratiques langagières de leurs locuteurs. Rania Adel Khalifa (Égypte), avec une contribution intitulée « Pouvons-nous parler d’erreur quand nous avons atteint le C1? », focalise son attention sur la production écrite dans une classe de langue de français. Le public cible est un groupe d’étudiants arabophones inscrit en quatrième année universitaire de français. L’objectif de son étude est de diagnostiquer les lacunes et les difficultés linguistiques relevées chez les arabophones dans leur apprentissage du français et de réorienter l’enseignement de cette langue dans le contexte étudié. Wafa Bedjaoui (Algérie) intitule son travail « La pratique du français en milieu estudiantin plurilingue ». L’objectif de cette contribution est de mettre en exergue les résultats d’une enquête réalisée dans le cadre d’une thèse de doctorat sur les représentations et les pratiques langagières de jeunes Algériens en contexte plurilingue. Avec « Éléments pour une caractérisation du français des jeunes en Côte d’Ivoire », Alain Laurent Abia Aboa (Côte d’Ivoire) propose un article qui s’appuie sur les résultats d’une enquête de terrain réalisée dans cinq villes ivoiriennes. L’étude vise à présenter un aperçu des représentations des jeunes Ivoiriens sur leurs propres pratiques du français et à cerner l’objet social « français des jeunes de Côte d’Ivoire », aux contours encore fragmentaires et instables.

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Pour citer

Souheila Hedid, Présentation du dossier
Le français à l'université , 22-01 | 2017
Mise en ligne le: 23 mars 2017, consulté le: 21 octobre 2017

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