Le français à luniversité

La prononciation en classe

Eliska Glatzova

Référence de l'oeuvre:

Briet, Geneviève, Valérie Collige et Emmanuelle Rassart, (2014), La prononciation en classe, coll. « Les outils malins du FLE », Presses universitaires de Grenoble, Grenoble (France), 192 pages.

Texte intégral

1La prononciation du français appartient aux compétences les plus difficiles à acquérir lors de l’apprentissage du français langue étrangère. En juin 2014, les Presses universitaires de Grenoble ont publié un livre intitulé La prononciation en classe, qui a pour but de rendre accessible un matériel didactique qui reflète les tendances actuelles en enseignement. Les trois auteures, Geneviève Briet, Valérie Collige et Emmanuelle Rassart, enseignent l’expression orale à l’Université catholique de Louvain. Dans leur ouvrage, elles introduisent les informations de base de la phonétique et puis proposent des fiches d’activités concrètes.

2En premier lieu, la publication est destinée aux enseignants de français langue étrangère (FLE) ou de français langue seconde (FLS). Elle peut également être utile aux étudiants en licence ou master et aux formateurs des enseignants du FLE.

3L’ouvrage est divisé en trois parties selon les sujets traités. Les activités proposées couvrent tous les niveaux d’apprenants. Les auteures sont persuadées que l’apprentissage devrait commencer par la compréhension du rythme de la langue à la place de l’entraînement des éléments segmentaux. Dans les chapitres théoriques, les auteures décrivent d’une manière compréhensible les phénomènes typiques de la langue française.

4La première partie est la plus détaillée et la plus dense. Elle est consacrée au niveau suprasegmental. Quant à la théorie, les notions comme le mot phonétique, les syllabes, les liaisons et l’intonation sont expliquées et appuyées par des exemples. Les fiches pédagogiques permettent d’améliorer la perception de la prosodie, du rythme et de l’intonation du français. Le mouvement corporel et la réalisation des sons sont bien interconnectés.

5La seconde et la troisième partie introduisent le niveau segmental ; d’abord le système vocalique, et puis consonantique. Une typologie des voyelles et des consonnes et leur caractère est présentée. Les auteurs se consacrent d’une manière détaillée aux éléments qui posent problème aux apprenants en général.

6Chaque fiche pédagogique est divisée en trois étapes : décontraction, concentration et expression. Tout d’abord, les apprenants se préparent à l’écoute, ensuite ils se concentrent sur la prononciation. Cette phase se prolonge par la réflexion. La production orale est réalisée en dernière étape.

7Quant à la forme, le livre regorge de tableaux et d’esquisses. Les lecteurs apprécieront sûrement le tableau qui dresse la liste des éléments problématiques pour les locuteurs des différentes langues maternelles. Des fichiers audio et des vidéos accompagnant les activités sont à trouver en ligne, sur un site compagnon.

8L’ambiance positive en classe est un des piliers fondamentaux de l’apprentissage. Les exercices proposés se font souvent sous forme ludique. La motivation des élèves consiste en travail en groupe, en jeu de rôles ou en compétition. Les apprenants ont l’occasion de profiter des enregistrements, des comptines, des onomatopées et des chansons. Outre l’apprentissage de la prononciation correcte, il y a des exercices qui abordent la graphie, la grammaire et le vocabulaire.

9La publication met l’accent sur le caractère fonctionnel de la prononciation. Des activités pertinentes sont proposées pour développer la production orale et l’interaction parmi les élèves. Le travail individuel et le travail en groupe sont bien combinés. Du point de vue méthodologique, il est appréciable que le manuel soit vraiment construit pour l’enseignement efficace en classe. Le livre peut servir en même temps d’inspiration intéressante et de source d’information dans le domaine de la phonétique.

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Pour citer

Eliska Glatzova, La prononciation en classe
Le français à l'université , 20-04 | 2015
Mise en ligne le: 11 décembre 2015, consulté le: 19 janvier 2019

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