Le français à luniversité

Le français dans les universités du Maghreb

Stéphane Grivelet

Texte intégral

1Ce nouveau numéro du Français à l’université, après un numéro portant sur les questions d’enseignement et de recherche dans le domaine de la traduction, consacre sa rubrique « Sous la loupe » aux expériences pédagogiques et de recherches dans une région du monde, le Maghreb.

2Pour l’Agence universitaire de la Francophonie, il s’agit d’une région nouvelle, puisque le bureau Maghreb de notre agence a été créé il y a seulement un peu plus d’un an, le 1er janvier 2012. Auparavant, les établissements membres situés au Maghreb faisaient partie d’une grande région incluant aussi l’Europe occidentale.

3Le nouveau bureau Maghreb, avec une centaine d’établissements membres en Algérie, au Maroc et en Tunisie, a mis la question du français au cœur de son action. Un de ses projets est d’aider à l’émergence d’un réseau maghrébin des départements de français. L’article « Point de vue » de Mohamed Miled rend compte de plusieurs réunions qui ont permis de faire avancer cette idée de réseau régional et de réseaux nationaux. Les réunions organisées à Marrakech (en 2012) et à Tunis (en 2013) ont ainsi permis d’identifier des besoins et problématiques partagés par de nombreux départements de français.

4Les articles du « Sous la loupe » donnent des informations variées sur le français dans les universités au Maghreb, qu’il s’agisse d’un état des lieux de l’enseignement du et en français dans un pays (M. Miled pour la Tunisie), de l’intérêt de l’étude des technolectes pour le Maghreb (L. Messaoudi), des résultats d’une recherche sur l’analyse de pratiques de classes et de leur effet sur les étudiants de 1re année du département d’architecture de l’université de Mostaganem en Algérie (R. El Habitri) et, enfin, de la présentation d’un laboratoire de recherche pluridisciplinaire au Maroc où sont développées des recherches relevant par exemple de la sociolinguistique, de la littérature ou de la didactique interculturelle (A. Mabrour). Plusieurs de ces articles mettent en évidence le problème fondamental du niveau de français des étudiants, qui pour certains entrent dans des universités francophones sans maîtriser suffisamment le français. Cette question de la maîtrise de la langue, qui influe directement sur la réussite et la formation des nouvelles générations d’étudiants, est un enjeu essentiel pour l’avenir de la région.

5Enfin, la rubrique « Ressources » permet de présenter un nouvel outil développé par l’Agence universitaire de la Francophonie : une cartographie des formations francophones dans le monde, de niveau maîtrise/master ou au-delà, avec la possibilité de chercher une formation selon plusieurs critères. Cette cartographie, qui présente actuellement près de 3 000 formations francophones, dans 243 universités et 49 pays, a pour but de donner une meilleure connaissance de l’offre de formation francophone, partout dans le monde, et de faciliter la mobilité étudiante et les partenariats. Avec plus de 700 formations enregistrées, le Maghreb est bien représenté dans ce nouvel outil et s’affirme comme étant aussi une région attractive pour les étudiants étrangers, notamment les étudiants francophones venant d’Afrique subsaharienne, qui choisissent de plus en plus cette région pour poursuivre leurs études en francophonie.

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Pour citer

Stéphane Grivelet, Le français dans les universités du Maghreb
Le français à l'université , 18-03 | 2013
Mise en ligne le: 09 janvier 2014, consulté le: 19 mars 2019

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Auteur

Stéphane Grivelet

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